vendredi 1 mai 2015

Aujourd'hui c'est Beltaine et il pleut

La tristesse de Strasbourg c'est qu'on entend plus le bruit des voitures que celui de la pluie, enfin.

En ce moment PMA ne chôme pas et nous avons pleins de projets en route! Même les colocataires se sont mises à la tâche (Bazin en tout cas, espérons qu'il poste un jour...), quand à Bucciali je n'ai qu'une mince promesse orale (C'est tout de même terrible, ces gens qui promettent monts et merveilles et ne font pas leur dessins, terrible.).

Depuis quelques temps je travaille sur un projet nommé "Les contes du Renard" avec au texte Elsa Bouyeron (Va voir sa page manant, sa frimousse vaut bien le détour!)
Je fais mes illustrations au monotype. (Parce que oui, j'ai adopté une petite presse, elle s'appelle Ogdru Jahad et c'est mon bébé.) et au feutre doré. J'aime bien le rapport entre les deux mediums.
Cette histoire c'est une histoire de passage dans le fantastique et je voulais retrouver ce rapport merveilleux/réaliste avec le travail de la forme au monotype et le trait bien définit du feutre. Les deux alternent et s'entremêlent, l'un prenant parfois le dessus sur l'autre. J'avais envie de retranscrire le sentiment diffus que j'ai eut en lisant ses textes, celui qu'on ressent en se baladant longtemps dans une forêt (Mais c'est un peu difficile à expliquer sans être absolument niais. Bon, tant pis). En lisant la préface de Romans de la table ronde de Chrétien de Troyes faite par Jean Pierre Foucher (Mon côté étudiante en ethnologie n'est jamais totalement convaincue par ce discours lyrique mais bon, étant enfant je me serais retrouvée entièrement dans cette citation... C'est dur de comprendre entièrement des choses que l'on ressent depuis l'enfance et de les décortiquer!) :
"Aujourd'hui on lit ces romans pour l'enchantement, pour les grands ébats de l'imagination émerveillée. Et, lisant tel passage, vivant tel épisode d'une aventure, il arrive que l'on se sente saisi d'un sentiment très étrange: au coeur de ce passage, de cette aventure, on croit saisir confusément l'écho de quelque chose de proprement mystérieux, l'écho d'un sentiment secret. Il manifeste la pensée des origines, des âges celtiques lointains (...) "

Ci dessous un petit extraits d'image que je garderai (ou pas) pour le bouquin:





Et voici quelques essais de paysages au monotype, le dernier étant celui que je sélectionnerai, même si j'ai encore à travailler dessus je l'aime bien.








Après maints essais, voici celui vers lequel mon coeur penche.






Bon. Tout cela mis à part, savais tu que je vend toujours gravures et sérigraphies? Savais tu également que mes monotypes sont à vendre pour qui les vetx? N'hésite pas à me contacter pour en savoir plus, si tu es curieux.



"Jeune femme aux prises avec le patriarcat"

Encre à l'huile sur papier arche 250 gr

Format 18,5/28 cm
Elle est à 20 euros frais de ports compris.

Et maintenant, joyeux Beltaine et profitez bien de la pluie!

Oe.


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