Pour me consoler j'imagine tous ces petits nains s'arrosant les cheveux de bière pour que leur coiffure reste bien en place, se posant à la queue leu leu sur un tabouret à fumer la pipe et chanter des chansons tout en se tressant leurs longues barbes et leurs cheveux.
Sinon, j'ai fais quelques photogrames pour une nouvelle de mon école.
ça parle d'un homme qui se fait manger par l'inconnu de sa ville. Ce qui est marrant, c'est que c'est les humains qui construisent des villes. Ils y vivent, ils veulent la contrôler, mais il y aura toujours une part en elle qui nous échappe. Ses pavés sur lesquels poussent des brins d'herbe et de la mousse humide, ou sur lesquels on glisse lorsque le froid apparait. La peur du noir qu'on a quand on la traverse, cet inconnu où tout peu surgir. Nous abandonnons toujours des coins de villes, des parties sauvages que la nature reprend et qui finit par avoir sa propre existence.
Quand j'y réfléchis, à la campagne, la féérie me semble être ce que l'on ne comprend pas, ce qui nous échappe, nous fascine et nous effraie. Toutes ces notions, on les personnifies ( la féérie ici, les yokais au japon) et j'aime à me dire que lorsque quelques animaux parcourent la ville, ou qu'on retrouve une allée oubliée de la ville, c'est une part de féérie qui se cache entre les pierres.
voilà voilà, bisettes!







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